La lumière
La couleur n’a pas de réalité physique, elle n’existe dans notre cerveau parce que notre œil est sensible à la lumière, c’est une sensation.
Pour qu’une image existe, il faut au départ une source de lumière qui éclaire un objet. L’objet réfléchit les rayons lumineux vers l’œil de l’observateur. L’observateur perçoit ces rayons lumineux que le système nerveux doit décrypter pour en restituer l’apparence initiale.
La transmission des rayons lumineux est déformée par le milieu par lequel elle transite. On ne voit pas de la même façon la lueur d’une lampe de poche en pleine nuit ou en plein jour, dans le brouillard ou en plein été, dans une campagne déserte ou perdue au milieu d’un éclairage urbain. Sont donc en présence l’œil, avec ses cellules visuelles, la lumière et les objets de la nature ou fabriqués par l’homme.
L’œil
L ‘œil humain est un appareil de vision que l’on peut comparer, dans son fonctionnement, à une caméra numérique : il comporte une partie optique permettant de former une image nette sur une surface sensible à la lumière, la rétine.
La rétine est composée de cellules transformant l’information lumineuse reçue en impulsions électriques transmises au cerveau.
Ces cellules sont de deux types : les cônes et les bâtonnets.
Les bâtonnets sont sensibles au mouvement et à de faibles niveaux de lumières, mais ils ne voient pas les couleurs. La surface d’un objet absorbe une partie des radiations lumineuses qu’elle reçoit et réfléchit les autres. Notre oeil ne reçoit donc que les radiations réfléchies. Ce sont ces radiations réfléchies qui vont déterminer la couleur de cet objet.
On dira alors qu’un objet » est rouge » parce que sa surface réfléchit la composante rouge de la lumière et absorbe toutes les autres.
Ce même objet sera « noir » si on l’éclaire avec une lumière verte par exemple. Cette radiation étant absorbée, la surface de l’objet ne réfléchira plus rien !
Les cônes quant à eux sont sensibles à la couleur et sont actifs à un plus haut niveau de lumière. Trois types de cônes permettent de percevoir l’ensemble du spectre lumineux dit « visible » et réagissent soit au bleu, soit au vert, soit au rouge.
Ce sont ces trois « stimuli » différents (rouge, vert, bleu) qui vont exciter les différents cônes selon leur longueur d’ondes. Il existe trois sortes de cônes, de sensibilité différente qui transmettent, au cerveau, trois sensations différentes :
- sensation de teinte,
- sensation de luminosité ( brillance plus ou moins grande),
- sensation de pureté ou « saturation » (plus ou moins vive ou délavée).
La lumière
La partie du spectre électromagnétique que nous appelons visible couvre les rayonnements de longueur d’ondes comprises entre 400 nanomètres (bleu) et 700 nanomètres (rouge). Certains animaux voient au-delà de cette plage, dans les ultraviolets et les infrarouges. Il en est de même pour certains films photographiques ou arts graphiques (films infrarouges pour prise de vues nocturnes, par exemple).
Les objets
La notion de couleur est le résultat de la réflexion de la lumière visible sur un objet vers notre œil. Un principe général régit cette réflexion : Une surface colorée (tout objet est une surface colorée) transmet (laisse passer) ou bien réfléchit sa propre couleur et absorbe sa (ou ses) couleurs(s) complémentaires.
Par exemple, si on éclaire une surface imprimée (ou colorée) en bleu, cette surface réfléchit le bleu (mélange de cyan et de magenta) présent dans la lumière qui l’éclaire, et par contre absorbe le jaune (mélange de vert et de rouge) présent dans cette même lumière.
Le spectre visible
La décomposition de la lumière solaire (lumière blanche) par un prisme nous permet d’obtenir l’ensemble du spectre visible par l’œil humain. Pour utiliser ce spectre dans la reproduction des couleurs, on dit que la lumière blanche (composée de toutes les couleurs visibles par l’œil) est composée à parts égales de lumière Rouge, de lumière Verte et de lumière Bleue.
Dans l’outil de vision qu’est notre œil, les cellules sensibles aux couleurs (les cônes) sont donc respectivement affectées au Rouge, Vert, Bleu.
Nous évoluons donc dans un système colorimétrique RVB.
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